Il y a eu beaucoup de problèmes dans ma classe ces dernières semaines...
Ca me fait toujours bizard d'en reparler...
On nous a anoncé son décé jeudi 29 novembre 2007. Elle a mis fin à ses jours, c'est si triste...
On nous a dit ca comme ca, avec le plus grand sérieu et la plus mauvaise délicatesse qu'on puisse avoir. On nous a dit que pour nous tous continuait alors que pour elle tous c'était arrêté hier et que l'on y pouvait rien. Pour elle tout c'est arrêté hier qu'ils nous ont répété... Comme si on devait resté insensible, comme si ca ne devait pas nous toucher...
Mais on a tous été touchés et ont a du mal a s'en relever.
Elle avait s'en doute trop de malheurs...Enfin de compte, je ne connaissait rien de toi.
Je sait que tu es blonde, le plus beau talent et le plus beau sourrir. Mais tout ca c'est éteint avec toi, le mercredi 28 novembre, lorsque tu les a emporté dans ta chute...Je n'ai même pas de photos de toi...
Je sais par Déborah, que tu étais en foyer, et que tu avait changé plusieurs fois de maisons... Tu ne voyait pas souvent ta mère, t'entendait tu bien avec elle?! Et ton père?! Ca je saurais sans doute jamais...en tout cas, ce n'est pas toi qui me l'apprendra.
Tu avait un grand frère et une grande soeur c'est ca? Et un petit frère duquel tu étais séparée.
Il était dans un foyer loin de Lyon.
Si je n'était pas partis de chez moi, je ne t'aurais pas connu, mais quel domage alors. J'aurais loupé la plus gentille fille que j'ai pu connaitre. Alors je ne regrette pas d'être partie.
On m'a dit que tu étais redoublante à cause de problèmes de santé, de boulémie. Tu sait, ce n'est pas grave, tu es parfaite, je t'aime comme tu es. Tu as réussit a t'en sortir, je n'en aurais pas douté. Cette année tu ne voulait pas manger pour ne pas redevenir comme avant. M'ais ca veut dire quoi ca, redevenir comme avant?!
Tu est parfaite.
Tu étais suivie par une psycologue, mais tu ne te confiais pas beaucoup. A nous non plus d'ailleur, tu avait peur de nous ennuyier avec tes histoires. Mais ce n'était pas des histoire, c'était tes problèmes, que l'on avait tous envie d'écouter et on aurait pu t'aider. On a tous vu que ca n'allait pas, mais on a rien fait. Pourquoi n'ai je pas été plus attentive?! Je n'ai rien fait pour toi, et je te demande pardon.
Jeudi 6 Decembre, on était tous près de toi. Toute la classe. J'avais jamais connu ca. Et je n'arrive toujours pas à réaliser. Pour moi tu reviendra demain en classe et tu te fera discrette comme tu savais si bien le faire. Peut-être même qu'on rigolera. Tu te rappelle, oui j'en suis sur, on a rigolé mercredi. On ne rigolera plus jamais. Je crois qu'on a tous notre part de responsabilité dans ta disparition. Pardonne moi de ne pas avoir su prendre soin de toi. Pardonne nous tous de ne pas avoir su prendre soin de toi.
Ils m'énervent tous a me dire que tu es surment mieux la ou tu es, maintenant que tu n'est plus avec nous. Maintenant que tu n'es plus avec moi pour rigoler. Maintenant qu'on ne rigolera jamais plus... Ils m'énervent à me dire qu'on pouvait rien faire pour toi, je sais que c'est faut.
Ils m'énervent tous ceux qui racontent des ragots, ceux qui racontent de fausse histoires sur ta vie, qui jugent sans connaitre. Moi je ne te juge pas. Et ceux qui se moquent de nous parce qu'on est malheureux et parce qu'on te pleure. Il faut les ignorer. Mais comment de pas pleurer?!
On a tous été anéantis... Déborah surtout. Et moi aussi. Je vais prendre soin d'elle. Ne t'inquiète pas, tu ne l'as pas abandonnée.
J'éspère que tu n'as pas regretté au dernier moment, que tu ne t'es pas dit que tu avait fait une connerie. Si tu ne regrette pas, alors je ne peux pas t'en vouloir. Et je ne t'en veux pas.
Tu avait une semaine de repos et tu es revenue le dernier jour, en sachant ce qui t'attendait, pour nous dire Adieu. C'était si courageux de ta part. Mais on a rien vu...
Tu n'as pas voulu répéter quand Déborah n'a pas entendu que tu lui avait dit que tu en avait marre et que tu allait mourrir. Tu as fait plusieurs allution a ca, comme quand tu es monté sur le rebord de la fallaise et que tu n'as pas sauté. Mais tu allait le faire n'est-ce pas?! Plus loin.
Pourquoi je n'arrive toujours pas a me dire que c'était toi jeudi, dans cette espèce de coque en bois. C'était toi dans ce trou, c'était toi qu'on a enfouit sous Terre et qu'on a rebouché, comme pour te caché la lumière du jour, comme pour te caché du soleil...
Mais ca je peux en parler a personne. J'ai peur de pleur faire du mal avec les questions qui me font déjà beaucoup de mal a moi. Ce n'ait pas la peine de les rendre plus malheureux qu'ils le sont. Certain ne comprennent pas mon chagrin, moi je comprend celui des autres...
On y a tous déjà pensé au moin une fois. Moi plusieurs. Mais toi tu étais dans une grande détresse et tu a fait preuve de plus de courage qu'on n'en aura jamais a nous tous réunis.
Le Courage, la Sincérité, la Tolérance.
Je ne t'en veux pas Caro, et je t'aime toujours.